Les Hameaux autour

"MYSTIC"

UN NOM ASSOCIÉ AUX LÉGENDES DES LOYALISTES

Clapperton fut le premier nom attribué au hameau « MYSTIC ». Ce nom était issu vraisemblablement de celui de ses premiers pionniers, les familles Clapper, qui étaient des migrants loyalistes ayant reçu ce lot de la 6e concession du canton de Stanbridge.

Adam Clapper est né vers 1737 à Rhinebeck, Dutchess County dans l’état de New York. Il est décédé dans sa concession de Stanbridge autour de 1801. Son fils Adam Jr. né le 5 janvier 1766 dans le village de Claverack , Columbia County, dans ce même état américain. Il émigra avec son père et signa son allégeance à la couronne britannique à « Missisquoi Bay » (Philipsburg) en 1795. Il est décédé lui aussi dans la région de Stanbridge en 1818.

Une autre famille Clapper, celle d’Hendrick, originaire lui aussi, de « Claverack », vint également s’installer à Mystic. L’ancêtre de ces familles Clapper était Hermannus Klapper, né le 3 juillet 1670 à Eschbach, en Allemagne.

Ils étaient des gens honnêtes, travaillants, très religieux et aussi très superstitieux croyant aux fantômes, aux spectres, aux sorcières, aux signes et aux présages....et par surcroit aux mystères des animaux et des objets ensorcelés.
C'est sans doute de leurs superstitions qu'est venu le nom de « Mystic ». D'ailleurs près de ce petit hameau, il y a une colline qui porte le nom de « Witch Hill » (colline de la sorcière) où plusieurs événements mystérieux se seraient produits du moins, à ce que l'on dit!

Ces loyalistes issus de plusieurs régions européennes et imprégnés de traditions celtes ont apporté certaines de leurs légendes issues de leur folklore.

Un peu à l’écart de la route 235, Mystic reste pour toujours ce petit hameau aux allures du XIXe siècle. Plusieurs éléments de cette période, demeurent encore présents et font de cet endroit un lieu paisible et où l’on peut retrouver les traces de ces pionniers, traces encore bien vivantes dans ce milieu.




Les « WALBRIDGE »voisins des « DESRIVIÈRES »

    C'est en 1821 que Salomon Walbridge quitte Cambridge au Vermont et vient s'établir dans la région de Mystic. C'est lui qui va donner le véritable élan économique à ce petit hameau. Il achète de John Norton un moulin à scie et installe sa famille près du ruisseau. 

    Après avoir vécu deux ans dans une cabane de bois rond, il construit une auberge, qu'il opère jusqu'en 1841. «L'Hôtel Walbridge» fournira des chambres aux soldats qui passeront par la région durant les troubles de 1837. Soit dit en passant, Salomon Walbridge était capitaine de la milice loyaliste et prit part à la bataille de Moore's Corner (St-Armand Station) le 6 décembre 1837.

    En 1843, il abandonne le métier d'aubergiste suite à l'incendie de son hôtel et se construit une maison de l'autre côté du chemin près du ruisseau. C'est en 1854 qu'il décède; alors âgé de 59 ans; laissant dans le deuil son épouse, ses trois filles ainsi que son fils: Alexander Salomon. 

   LE FILS WALBRIDGE CONTINUE L`OEUVRE DE SON PÈRE: 

    Alexandrer Salomon Walbridge, sera celui qui fera de Mystic un village très industrialisé. Né en 1828, Alexander poursuit des études de charpentier et de machiniste. Il voyage en Europe et aux États-Unis pour revenir s'établir dans son village natal, après avoir travaillé aux États-Unis. 

    Cet homme de génie met à profit ses connaissances mécaniques et métallurgiques pour construire en 1867, sur le ruisseau, qui porte maintenant son nom, un barrage qui donnera le pouvoir à une fonderie; la «Mystic Iron Works», à un moulin à scie et à un atelier de métal. 

    En 1878, il construit une gare pour accueillir les voyageurs et le «fret» de la compagnie de chemin de fer «Lower Canada & St-Lawrence Junction Railways», une branche du Canadien Pacifique. 


    En 1880, il construit une grange qui sort de l'ordinaire: s'inspirant des gares de triages pour les trains, il érige près de sa fonderie, cette grange à douze pans, munie d'un système de plancher rotatif, qui est encore remarquable aujourd'hui. Grâce à ce système mu par l’eau, un cheval et une charrette, pouvaient y entrer, décharger une cargaison et ressortir sans pour autant devoir se déplacer à l'intérieur de la bâtisse. L'attelage entrait par la porte principale et avançait jusque sur la plaque tournante qui après s'être mis lentement à tourner, s'arrêtait vis-à-vis la section de la grange où devait être vidée la cargaison. Une fois le tout terminé, la plaque complétait son tour ou en effectuait un nouveau et l'attelage ressortait par où il était entré sans avoir à reculer ou à faire demi-tour. Chaque section ou pan avait son usage pouvant servir de rangement au bois, au foin, au maïs ou autre. 


   D’AUTRES RÉALISATIONS:

    C'est en 1882 que suite à une requête des habitants de Mystic, il participera au financement et à l'érection de l'église Méthodiste, qui deviendra avec le temps l'église Unie de Mystic. 

    Un étang s'étant formé devant la maison des Walbridge à cause du barrage sur le ruisseau, Alexander, s'inspire alors des maisons qu'il a visitées en Angleterre pour construire en 1885, «Lakelet Hall», une maison de briques, que l'on surnomme "Big House", qui compte 25 pièces réparties sur trois étages. Sa partie centrale mesure 40 pieds par 40, et une vaste aile en prolonge l'arrière sur une longueur de 70 pieds. on peut dire que l'ensemble de «Big House» a 110 pieds de long par 40 pieds de large. La brique utilisée pour cette construction est fabriquée sur place avec de la glaise provenant des terres de A.S. Walbridge. Le bois est scié à son moulin et les garnitures de métal sont forgées à sa boutique de forge. Les appuis et les décorations des fenêtres sont en fonte ornées de nombreux motifs, le tout réalisé à sa fonderie.

    En 1897, Alexandre S. Walbridge subit un accident dans la grange qu'il a construit et succombe à ses blessures. Le petit cimetière, de l’église qu’il aura construite, accueillera sa dépouille pour son dernier repos. 

    Après don décès, la fonderie cesse ses opérations ainsi que toutes ses activités industrielles. Le domaine reste dans les mains de la famille mais tombe en désuétude; la démolition du barrage entraîne la disparition du lac et la grande résidence familiale est démolie en 1941. Seule la grange à douze pans subsiste, témoin de ce passé familial glorieux. 



"RICEBURG"

   (extrait et traduction "Directory of Coiunty Missisquoi" for 1879,1880 and 1881) Photo 1- inondation 1893; 2- bâtiments

    Ce village contenant environ 200 habitants, est situé sur la rivière aux Brochets , dans le canton de Stanbridge. Une gare dessert ses habitants et ses entreprises, sur la ligne du chemin de fer Montréal Portland et Boston. Autrefois connu sous le nom de Saxe's Mills, le nom a été changé en Riceburg, il y a environ dix-sept ans, (1860). en raison de son importante croissance et sans doute aussi, en hommage à l'un de ses résidents les plus éminents et les plus entreprenants: Martin Rice, Esq.

    Les établissements manufacturiers de P. & L. Lambkin et de Windsor V. Rice sont d'une importance majeure, la prospérité du lieu dépendant grandement de leur existence.

    Les sieurs Lambkin se consacrent très largement à la fabrication de meubles de maison, englobant toutes les classes, du moins cher au plus cher, et comme ces articles qu'ils mettent sur le marché sont destinés à être de nature durable, et de belle apparence, ils prennent soin d'utiliser dans la fabrication, uniquement du bois de construction parfaitement séché au four. Leur commerce de cercueils et de coffrets, fabriqués aussi dans leurs propres locaux, est également très étendu, tout comme leur commerce de frêne, de portes, de stores, etc.

    En tant qu'entrepreneurs, ils ont connu beaucoup de succès, ayant construit plusieurs des plus beaux édifices de la région et des régions voisines du pays. . Le bâtiment utilisé comme magasin de meubles mesure 24' x 50' et se compose de trois étages, le premier étant utilisé pour la peinture; le deuxième contient le département des tapissiers et des rembourreurs , englobant une variété probablement la plus grande du pays. Au troisième étage, on retrouve un assortiment de meubles et de cercueils. Cette usine située sur la rivière aux Brochets, mesure 66' x 50'; la force motrice étant en partie fournie par la rivière et en partie par la vapeur. Elle est meublée de machines à raboter, à buter et à mortaiser, de scies circulaires et à ruban, ainsi que plusieurs autres accessoires nécessaires à la réussite de cette importante entreprise, qui fournit de l'emploi à une vingtaine de mécaniciens.

    La fonderie et l'atelier de machineries de Riceburg, dont Windsor V. Rice, Esq., est le propriétaire, est un autre établissement très bénéfique pour le village, et comme le précédent, il fonctionne en partie à la vapeur et en partie par le pouvoir de l'eau. Les locaux sont assez vastes et l'entreprise comprend la fabrication de moteurs, de chaudières, de scies circulaires, de machines à bardeaux, d'instruments agricoles et de moulages de toutes sortes. Une attention particulière est accordée aux éléments suivants : - La faucheuse Sprague, dont plus d'une centaine a été vendue par cet établissement aux agriculteurs de la région et des régions voisines, au cours des trois ou quatre dernières années, justifie la revendication suivante faite à leur sujet, - aucune ne l’égale en termes de légèreté, de durabilité, possédant toutes les combinaisons, d’une faucheuse parfaite. . Le « Rice Ploughing » mérite également une mention spéciale. Il est particulièrement adapté au labour grossier, dans lequel il s'est avéré un grand succès. ils ont été largement utilisés au cours des dix dernières années, dont plus de trois cents par an, ayant été vendus par M. Rice pendant cette période, ce qui fait au total un grand nombre entre trois et quatre mille. Parmi les nombreuses autres lignes de fabrication embrassées dans le cadre de l'activité de cet établissement entreprenant, l'espace ne permettra que de mentionner brièvement la « Ring Water Wheel » dont M. Rice est le seul fabricant au Canada.

    Pour la résistance et l'utilisation économique de l'eau, cette roue n'a pas de supérieure, plusieurs centaines de références à cet effet étant en possession du fabricant. La manière dont les commandes sont exécutées à la fonderie et à l'atelier d'usinage de Riceburg ne laisse rien manquer pour assurer une entière satisfaction, et lorsque les usines fonctionnent à pleine capacité, une vingtaine d’employées y trouvent leur profit. . En plus de ces deux entreprises, Martin Rice Esq, vient d'ériger un nouveau moulin à grains spécialisé dans l’avoine.

    Le courrier part deux fois par jour vers toutes les régions. Riceburg est à 3 miles de Bedford, le chef-lieu du comté, et à 5 miles de la gare de Stanbridge.

PIKE RIVER

PIKE-RIVER (sur la rivière aux Brochets)

Ce petit village qui porte le nom de la rivière qui le traverse est aujourd’hui un centre où l'agriculture et la production laitière sont les principales activités de ses habitants. Plus tard, l’appellation Saint-Pierre-de-Vérone viendra du nom de la paroisse catholique érigée en 1892.

Reportons-nous à la fin du 18e siècle, Pike River, situé à la croisée de voies navigables et de sentiers terrestres, devient un arrêt naturel pour les premiers colons. L’activité y débute au début du 19e siècle.

Occupant les rives et les basses chutes de la rivière aux Brochets, dans la partie ouest du canton de Stanbridge, l’appellation « Lower Falls of Pike River » devient alors la désignation du lieu.

En 1801, un fermier du nom de Royal Gibson obtient le lot 1 du 10e rang du canton de Stanbridge du premier concessionnaire Hugh Finlay. L’établissement de défricheurs débute lentement. Un barrage et un moulin sur les « Lower Falls » sont érigés.

En 1808, une route entre Henryville et Pike River est tracée. En 1818, son tracé sera parachevé par le gouvernement pour relier Christieville (Iberville) aux États-Unis. Le transport postal passera par cette voie. (voie Royale pour poste royale)

En1842, le village étant situé sur la « voie royale », s’ouvre un bureau de poste sous l'appellation de «Pike-River» . Quelques auberges et commerces s’y implantent et Pike River devient un poste de diligences et un arrêt impératif à la croisée des chemins. C’est autour de ce petit centre en ébullition que se développera le village que nous connaissons aujourd’hui.

« PIKE RIVER LANDING »

Au tournant du 19e siècle, Pike-River était un important centre d’activités de transports et d’exportations de ses produits. Ce petit hameau se démarquait par le nombre intéressant de commerces et d’industries, mais aussi par des terres fertiles. Comme il se situait sur la rivière aux Brochets, il s’ouvrait au commerce par voie d’eau. Le foin, le bois, la potasse étaient acheminés par «barges» sur la rivière, jusqu’au lac Champlain, pour transiter vers New York et la Nouvelle-Angleterre où ces produits étaient plus facilement vendus.

Vers 1850, bien avant sa constitution en municipalité, Pike-River devient un centre d’activités de transports et d’exportations de produits de la région. Comme le village était situé sur la rivière aux Brochets, les divers produits, de la ferme, des tanneries, le foin, le bois étaient transportés par barges sur la rivière, jusqu’au lac Champlain, pour transiter vers New York et la Nouvelle-Angleterre où ces produits étaient plus facilement vendus ; les routes à cette époque, quasiment inexistantes, exception faite de «la Barrière de Bedford», servaient pour les besoins de la colonisation et la distribution du courrier.

L’accostage de la rivière aux Brochets était donc un genre de relais, tant pour les cargaisons en provenance de Montréal que celle en partance vers les États-Unis. Situé sur la route de « La Barrière de Bedford », Pike River devenait un point névralgique pour les transports terrestres de produits vers les Cantons ou vers les grandes villes Canadiennes.

« Une grande quantité de bois rond et de bois de charpentage, surtout du menu bois de sciage, d’équarrissage, panneaux, planches, dormants de chemin de fer, poteaux de télégraphe, madriers de cèdre, étaient charroyés de Farnham, Dunham et Stanbridge. Parfois on pouvait voir dix à quinze « sloops » qui chargeaient en bas des rapides. »

Il y avait un trafic régulier de bateaux et de barges sur la rivière à cette époque. Les bateaux apportaient des produits à Pike River, qui étaient envoyés ensuite par voitures et plus tard par trains vers les grandes villes du Bas-Canada.



ACTIVITÉS COMMERCIALES ET INDUSTRIELLES

En 1835, deux moulins à scie étaient en opération, tous deux propriétés de l’honorable Robert Jones, qui avait acquis ces privilèges de pouvoir d’eau, du Seigneur William Plenderleath Christie, héritier des seigneuries de sa famille.

« La Famille Christie de Christieville (Iberville)»

«L’officier britannique Gabriel Christie, qui a participé à la bataille des Plaines d’Abraham en 1759, établit un véritable monopole sur
les terres de la région. Entre 1764 et 1766, il acquiert les seigneuries de Noyan, de Sabrevois, de Bleury ( Iberville), de Léry (Beauharnois) et de Lacolle. Possédant toute la rive est du Haut-Richelieu, il devient le plus grand propriétaire foncier au Canada. Son fils, Napier-Christie Burton, lui succède en 1799, suivi du demi-frère de celui-ci, William Plenderleath Christie, qui fait construire un imposant manoir seigneurial à Iberville entre 1835 et 1842.»

LES PREMIERS COLONS

Au début du 19e siècle, Pike-River, compte sur son territoire, des loyalistes de langues anglaises, des Irlandais, des Écossais et quelques Canadiens français, arrivés par la « Barrière de Bedford ».

«C’est dans le but de favoriser l’établissement de colons qu’une grande route fut ouverte vers la fin du 18e siècle, entre Christieville (Iberville) et Phillipsburg. Ce chemin, entrecoupé de portage, fut terminé en 1818 et fut longtemps l’unique voie de la province conduisant aux États-Unis. Cette route reliait donc Montréal à Boston. Elle servait au passage de la poste royale. On l’appelait « La Barrière de Bedford » ( ce chemin empruntait presque entièrement le trajet de l’actuelle route 133)


Cette route Montréal-Boston, voie importante vers les cantons, tracée en 1818, amena sur le territoire de Pike River plusieurs canadiens-français qui Achetèrent et défrichèrent les lots des loyalistes. Plusieurs de ces familles les possèdent encore de nos jours .

« Charles Corriveau de Saint-Athanase colonise le lot #4 du 11e rang; Frédéric Dalpé achète le lot # 2 du même rang, le 14 mars 1866, et le partage entre ses deux fils Moïse et Frédéric le 25 septembre 1879. Alfred et Régis Molleur de Saint-Valentin se portent acquéreurs du lot #4 du 12e rang le 9 avril 1877 et Pierre Rocheleau, capitaine d’un bateau à vapeur (qui naviguera plusieurs années sur le lac Champlain et la rivière aux Brochets), se fixe sur les lots #2 et #3 du 11e et 12e rang jusqu’au jour de sa retraite en 1873. »

Dans un répertoire des habitants de 1879-1880-1881, nous retrouvons les noms de plusieurs familles pionnières : Belisle, Bessette, Bilodeau, Charland Cloutier, Couture, Cyr, Demers, Ducharme, Duchesneau, Dupuis, Duquette, Falcon, Gaboriault, Lamothe, Larochelle, Molleur, Rocheleau, Thérien, Tougas et bien d’autres… Ils étaient là en 1879 et ils sont encore présents de nos jours, bien enracinés sur les terres que leurs ancêtres ont défrichées.

CHANGEMENT DE VOCATION

En 1902, le niveau de la rivière devint si bas qu’il devint impossible d’atteindre le lac par bateau (à moteur ou à vapeur). Les moulins à scie cessèrent leurs opérations. Boutique de forge, beurrerie, hôtellerie, magasin général, qui constituaient le gros des entreprises de «Pike-River» jusqu’au tournant du 20e siècle, durent changer leur orientation.

Le «Pike-River House» l’hôtel le plus important du village, devint une auberge-restaurant puis un immeuble à logements.

La manufacture et la forge se transformèrent en établissement mécanique et en magasin d’équipements agricoles.

Le magasin général est le seul qui a conservé sa vocation. Propriété d’un certain M. L.A. Hogle durant les années 1880, il était un commerce important et diversifié où l’on retrouvait tout ce qui pouvait être utile aux habitants, de la nourriture aux équipements agricoles. Encore aujourd’hui, cet immeuble renferme un commerce de détail ou l’on peut retrouver la majorité des effets nécessaire à notre quotidien.


ÉRECTION CANONIQUE DE LA PAROISSE

« Le 29 septembre 1892, par une ordonnance adressée aux fidèles des paroisses de Saint-Damien de Bedford, de Saint-Sébastien et de Notre-Dame des Anges de Stanbridge, l’évêque Mgr Louis Zéphirin Moreau, érigea une desserte religieuse sous le vocable de Saint-Pierre-de-Vérone, martyr, dont la fête se célèbre le 29 du mois d’avrilé.


INCORPORATION EN MUNICIPALITÉ

Avant sa reconnaissance civile, Saint-Pierre de Vérone où Pike River faisait partie de trois municipalités : Saint-Sébastien, Stanbridge-Station et Notre-Dame de Stanbridge. Le 3 avril 1912, le gouvernement provincial lui accord sa reconnaissance civile et la nouvelle municipalité prend le nom de Saint-Pierre-de-Véronne à Pike River.

En mai 2012,  la municipalité régularise son appellation qui redevient « Pike River ».

Pike-River se reconnait facilement a des kilomètres, avec sa rivière sinueuse et son église centenaire aux allures byzantines. Dans ce paysage bucolique, porte d’entrée des Cantons de l’Est, il est le trait d’union entre la Montérégie, la vallée du Richelieu et les montagnes du Vermont.