McGill  ET DESRIVIÈRES

 de MCGILL à DESRIVIÈRES

L'honorable James McGill,marchand de Montréal, conseiller législatif, succéda aux droits de l'honorable Hugh Finlay de sa propriété de Stanbridge vers l'année 1802. Mais comment et par quelle transaction? ( En octobre 1801, Issac Todd (1742-1819) et James McGill (1744-1813) achetèrent de Hugh Finlay 32,400 acres dans le canton de Stanbridge, pour £3,750. 

 Le 2 décembre 1776, McGill avait épousé à Montréal, Dame Charlotte Guillemin, veuve de feu Joseph Amable Trottier DesRivières et adopté  les fils de celle-ci. Le jeune François Amable était alors agé de 12 ans et son frère François Hyppolyte de 10 ans. (registre Anglican). 

Par son testament du 8 janvier 1811, l'hon. McGill, légua à son beau-fils   François Amable et à ses héritiers (le seul vivant des deux) outre sa concession de Stanbridge,  plusieurs autres legs. 

Tout absorbé dans le commerce et plongé dans les affaires politiques et civiles, le sieur McGill ne s'occupa guère ou point du tout, de coloniser sa propriété de Stanbridge. Colonel et Commandant, il mourut à Montréal le 19 décembre 1813 à l'âge de 69 ans. 
La mort de l'hon. McGill mettait le sieur Frsr.Amable Trottier DesRivières en possession des biens  du canton de Stanbridge, entre autre.

Né à Montréal, le 5 octobre 1764, le nouveau propriétaire embrassa la carrière commerciale dans sa ville natale. A l'âge de 27 ans, le 19 septembre 1791, il épouse au même lieu, Mlle Marguerite Thérèse Trottier-DesRivières Beaulieu, (Sa cousine germaine) fille mineure de sieur Eustache Trottier Beaulieu, négociant et de dame Marguerite Mailhot. Outre son commerce, il occupa dans la société plusieurs positions militaires, civiles ou de charité ce qui l'empêcha sans doute de porter son attention et ses soins à la colonisation de son domaine de Stanbridge. 

On lit de l'acte de sépulture que François Amable trottier DesRivières, (régistres de Notre-Dame de Montréal) : Mr François Amable DesRivieres laissa deux fils héritiers, de ses biens, tous deux nés a Montréal, savoir François Guillaume, le 22 juillet 1793 et Henri le 23 novembre 1804. 

Le premier choisit le Barreau pour carrière sociale, mais pratiqua peu sa profession, il resta célibataire; le second, le négoce comme ses pères. Le 16 octobre 1832, (28 ans) Henri épousa, à Montréal, Mlle Marie Angélique Hay, fille majeure (27 ans) de feu Richard Bérenger Hay et de Dame M.Angélique Bouchette. (ibid) 

A cette époque la partie Est du Canton de Stanbridge était déjà bien habitée par des protestants; il n'en était pas ainsi de la partie ouest. 

Vers 1835, (Le passeport de F.G. Des Rivières indique ««délivré à Londres le 18 avril 1823 »» ) au retour d'un voyage en Angleterre pour obtenir, à Londre, un procès en appel, contre l'Institution Royale, relatif au futur college McGill, sieur F.G.Desrivières commença à faire quelques excursions périodiques à Stanbridge. Il y fit un petit établissement à la rivière aux Brochets sur le 16e lot du 10e rang et fonda ainsi la Malmaison. Il y laissa un gardien: Alexandre Brack. 
En 1841 ou 1842,toute la famille DesRivières (F.G. et Henri) se réunit définitivement à Malmaison. En 1845 les deux frères, aidés des catholiques du canton, érigent non loin de leur habitation, à l'ouest de la rivière aux Brochets, une première et bien humble chapelle et ce au détriment spirituel des catholiques du village de Bedford et d'autres, site naturel sous tous rapports, d'un établissement religieux dans Stanbridge. 

Plus que leurs prédécesseurs, les frères DesRivières s'occupèrent de coloniser leur domaine. Quoiqu'ils eussent pu faire davantage,en ce sens, néanmoins, la population avait commencé vers 1840 à affluer rapidement dans la partie ouest et vers le centre du township de Stanbridge. 

Sieur F.G. DesRivières mourut à Malmaison, le 26 février 1861 à l'âge de 67 ans et 7 mois. Son frère Henri lui survécu cinq ans et 8½ mois et le suivit dans la tombe le 12 novembre 1865 étant âgé de près de 61 ans. Dame M. Angélique Hay, veuve de H. DesRivières, restait l'héritière des domaines de la famille avec deux enfants: François Guillaume (Willy) né à Montréal le 4 décembre 1840 et M.Marguerite Caroline (Caro) née au dit lieu le 14 février 1842. La digne veuve que nous avons comparée ailleurs et sans scrupule, à la Femme Forte de la Sagesse, rendit sa belle âme à Dieu le 6 juillet 1875.  Elle était âgée de 70 ans. Ses deux héritiers se trouvaient donc alors, les seuls survivants d'une famille autrefois riche et opulente. 

Le 12 novembre 1876, Sieur Frs. Guillaume DesRivières (fils)  épouse Mlle M.Eugénie Taschereau, fille de l'Honorable Thomas Taschereau, juge de la cour Supérieure pour le district de la Beauce, et d'une Dame Dionne. Après son mariage il continua d'habiter et habite encore aujourd'hui (11 déc. 1886) la maison paternelle. 

Le 3 octobre 1878, Mlle M.Marg. Caroline DesRivières épousa à son tour dans l'église en briques de Notre-Dame-des-Anges de Stanbridge, son Honneur,  Thomas McCord, Juge de la Cour Supérieure à Québec, "veuf majeur de feue Dame Julie Caroline Lindsay''.  Elle suivit son honorable époux à sa résidence de Québec. Le juge Thomas McCord né à Montréal le 17 octobre 1828, mourut à Québec après peu de jours de maladie le 19 février 1886. Il était agé de 57 ans et 8 mois. . (Source: oeuvre manuscrite de M. Isidore  Desnoyers, prêtre)