Couture
Place Couture
DE 1860 À 1884, ON L'APPELAIT « PLACE COUTURE », DU NOM DU PLUS IMPORTANT PROPRIÉTAIRE ET INDUSTRIEL.
Avant d’être officiellement incorporé, Notre-Dame-de-Stanbridge a porté plusieurs noms, comme beaucoup de hameaux et agglomérations de la région. Ils faisaient référence la plupart du temps aux principaux propriétaires ou exploitants de ces lieux. Sur de vieilles cartes, (Walling 1864 ou Belden 1881) nous retrouvons quantité de ces noms qui indiquent ces premières appellations. Les Clapper, les Rice, les Phillips, les Dunn, les Pierce, les Stones, et plus près de chez nous les Spear, les Wehr et les DesRivières, ont prêté leur nom à ces lieux qui sont désormais liés à l’histoire de notre région.
À partir de 1860 jusqu’au milieu des années 1880, notre village était reconnu comme « place Couture » du nom d’un certain Joseph Couture dont les initiatives et les activités amenèrent une prospérité passagère.
Mais il ne faut pas donner tout le mérite à Joseph Couture puisqu’en 1860, il n’était âgé que de 8 ans… C’est son père Julien Couture, un ancien résident de St-Athanase, qui suite à la faillite des moulins à scies Wehr, réussit à mettre la main sur ces installations, saisies par le shérif du district de Bedford.
Julien Couture, cultivateur et cardeur de métier, réputé dans ce domaine, justifia sa démarche d’achat d' utiliser la force hydraulique du barrage pour faire tourner ses moulins..
À l’époque de la transaction, en 1860, Julien et Marguerite Rémillard son épouse, étaient parents de 12 enfants, 6 garçons et 6 filles. La plupart majeurs et/ou mariés; ils vinrent s’installer avec leur père, autour de « l’affaire familiale » pour participer aux entreprises. La famille Couture occupa donc une « grande » place chez nous et nous retrouvons dans nos registres paroissiaux plusieurs inscriptions tant de baptêmes, mariages et sépultures, reliés à cette famille.
« Sur la rive droite de la rivière, Julien Couture construisit en 1861, un petit moulin à cardes et l'année suivante au même endroit, un moulin à farine de 30X30 pieds, en briques, sur fondation de pierres. En 1873, il vend le pouvoir d’eau à son fils Joseph alors agé de 21 ans. Une rallonge de 24 pieds est ajoutée à l’édifice en 1879, lui donnant la dimension de 54X30 pieds. En 1881, son père, le sieur Julien Couture, fait don de tout l’établissement nord et sud à son fils Joseph. » Histoire de Notre-Dame-des-Anges-de Stanbridge, par Isidore Desnoyers, 1885
En 1874, Joseph Couture construit en bois deux maisons, au nord du chemin Royal (rue Principale) voisinant l’ouest du terrain de l’église. En 1876, il fixe sa résidence dans l’une d’elle, celle plus à l’ouest et l’autre sera affectée au commerce qui deviendra le Grand Magasin Couture. En 1881, il transforme ce magasin lui redonne plus de panache en le reculant un peu, y ajoutant une rallonge et le recouvrant de briques. Les dimensions de son magasin sont de 48X25 pieds sur deux étages.
Propriétaire de manufacture, d’usine, moulin, tannerie, briqueterie, magasin, il devient le leader et principal employeur de cette petite localité.
L’établissement industriel le plus splendide et le plus considérable du village, amené par l’initiative, l’esprit progressif et aventureux du sieur Joseph Couture, alors à l’apogée de ses succès dans la localité, est sans nul doute la construction de la Grande Manufacture de Tricot, qui emploiera plus de cent personnes et qui avec ses dimensions colossales et ses équipements à la fine pointe de la technologie de l’époque se trouvera être pourtant bien au dessus de ses moyens. Mise en opération en 1883, cette splendide manufacture ne fonctionnera qu’une année.
Mars 1884, la scierie du sud est cédée aux frères Jean-Baptiste et François Gosselin de St-Alexandre.
La tannerie, la manufacture de laine, la briqueterie, le grand magasin et sa résidence subissent le même sort si bien qu’en 1885, de nouveaux joueurs reprennent les affaires en faillite de Joseph Couture.
Sa prospérité passagère qui a donnée un essor considérable à notre localité, est dûe à un peu de vanité de la part de Couture, mais surtout au mérite d’avoir travaillé pour le bien de sa communauté. Il a laissé derrière lui plusieurs établissements commerciaux que d’autres ont opérés et qui ont insufflés une nouvelle vitalité à ce village, qui, sans sa participation, n’existerait sans doute pas de la même façon.
Son père « Sieur Julien mourut à Saint-Alexandre dans une indigence relative en décembre 1884, dans la 80e année de son âge » Histoire de Notre-Dame-des-Anges-de Stanbridge, par Isidore Desnoyers , 1885
Joseph Couture né le 2 avril 1852, avait épousé Mathilde Vien de St-Alexandre, le 15 août 1870. Il était le 11e enfant de cette famille. Très jeune il a été impliqué dans les entreprises de son père et on peut dire de lui « qu’il est tombé dedans quand il était petit ». Le 7 mars 1887, au baptême de son septième enfant, il est inscrit comme hôtelier « de cette paroisse ». Mais sa trace est disparue de notre village depuis.
Les 7 enfants Couture, issus de l’union de Joseph Couture et Mathilde Vien, tous baptisés à Notre-Dame-des-Anges-de-Stanbridge sont : Ovila, 22 octobre 1873; Mathilde Rose-Delima, le 9 juillet 1875; Graziella, le 8 octobre 1877; Alice Blanche-Évelina, le 4 avril 1879; Edgar Elphège, le 8 mars 1881; Louis Napoléon, le 16 février 1882; Henri Aldéï, le 7 mars 1887.
Si votre patronyme est celui de Couture, vous appartenez probablement à cette famille qui a changé le cours du petit hameau où Julien Couture et Marguerite Rémillard sont venus s’établir en 1860.
Avant d’être officiellement incorporé, Notre-Dame-de-Stanbridge a porté plusieurs noms, comme beaucoup de hameaux et agglomérations de la région. Ils faisaient référence la plupart du temps aux principaux propriétaires ou exploitants de ces lieux. Sur de vieilles cartes, (Walling 1864 ou Belden 1881) nous retrouvons quantité de ces noms qui indiquent ces premières appellations. Les Clapper, les Rice, les Phillips, les Dunn, les Pierce, les Stones, et plus près de chez nous les Spear, les Wehr et les DesRivières, ont prêté leur nom à ces lieux qui sont désormais liés à l’histoire de notre région.
À partir de 1860 jusqu’au milieu des années 1880, notre village était reconnu comme « place Couture » du nom d’un certain Joseph Couture dont les initiatives et les activités amenèrent une prospérité passagère.
Mais il ne faut pas donner tout le mérite à Joseph Couture puisqu’en 1860, il n’était âgé que de 8 ans… C’est son père Julien Couture, un ancien résident de St-Athanase, qui suite à la faillite des moulins à scies Wehr, réussit à mettre la main sur ces installations, saisies par le shérif du district de Bedford.
Julien Couture, cultivateur et cardeur de métier, réputé dans ce domaine, justifia sa démarche d’achat d' utiliser la force hydraulique du barrage pour faire tourner ses moulins..
À l’époque de la transaction, en 1860, Julien et Marguerite Rémillard son épouse, étaient parents de 12 enfants, 6 garçons et 6 filles. La plupart majeurs et/ou mariés; ils vinrent s’installer avec leur père, autour de « l’affaire familiale » pour participer aux entreprises. La famille Couture occupa donc une « grande » place chez nous et nous retrouvons dans nos registres paroissiaux plusieurs inscriptions tant de baptêmes, mariages et sépultures, reliés à cette famille.
« Sur la rive droite de la rivière, Julien Couture construisit en 1861, un petit moulin à cardes et l'année suivante au même endroit, un moulin à farine de 30X30 pieds, en briques, sur fondation de pierres. En 1873, il vend le pouvoir d’eau à son fils Joseph alors agé de 21 ans. Une rallonge de 24 pieds est ajoutée à l’édifice en 1879, lui donnant la dimension de 54X30 pieds. En 1881, son père, le sieur Julien Couture, fait don de tout l’établissement nord et sud à son fils Joseph. » Histoire de Notre-Dame-des-Anges-de Stanbridge, par Isidore Desnoyers, 1885
C'est en 1867, qu'entre en fonction un nouveau bureau de poste, désigné sous le nom de « St-Charles de Stanbridge » en l’honneur du Sieur Louis Charles Gauvin, propriétaire et maître du lireu. (d’où Place Gauvin).
En 1874, Joseph Couture construit en bois deux maisons, au nord du chemin Royal (rue Principale) voisinant l’ouest du terrain de l’église. En 1876, il fixe sa résidence dans l’une d’elle, celle plus à l’ouest et l’autre sera affectée au commerce qui deviendra le Grand Magasin Couture. En 1881, il transforme ce magasin lui redonne plus de panache en le reculant un peu, y ajoutant une rallonge et le recouvrant de briques. Les dimensions de son magasin sont de 48X25 pieds sur deux étages.
Propriétaire de manufacture, d’usine, moulin, tannerie, briqueterie, magasin, il devient le leader et principal employeur de cette petite localité.
L’établissement industriel le plus splendide et le plus considérable du village, amené par l’initiative, l’esprit progressif et aventureux du sieur Joseph Couture, alors à l’apogée de ses succès dans la localité, est sans nul doute la construction de la Grande Manufacture de Tricot, qui emploiera plus de cent personnes et qui avec ses dimensions colossales et ses équipements à la fine pointe de la technologie de l’époque se trouvera être pourtant bien au dessus de ses moyens. Mise en opération en 1883, cette splendide manufacture ne fonctionnera qu’une année.
« C’était une riche acquisition et une bonne fortune pour la localité; un grand nombre d’employés y trouvaient leur vie et celle de leurs familles. Par malheur, on avait trop embrassé. » L’année de tous les malheurs pour Couture se situe en 1884. Rien ne va plus; il doit vendre pour se refaire et c’est le moulin à farine qui écope. En décembre 1883 il sera cédé au sieur J.B. Dépelteau, meunier, qui le fera fonctionner, lui-même en son propre nom. L’établissement contenait trois « moulanges ».Histoire de Notre-Dame-des-Anges-de Stanbridge, par Isidore Desnoyers , 1885
Mars 1884, la scierie du sud est cédée aux frères Jean-Baptiste et François Gosselin de St-Alexandre.
La tannerie, la manufacture de laine, la briqueterie, le grand magasin et sa résidence subissent le même sort si bien qu’en 1885, de nouveaux joueurs reprennent les affaires en faillite de Joseph Couture.
Sa prospérité passagère qui a donnée un essor considérable à notre localité, est dûe à un peu de vanité de la part de Couture, mais surtout au mérite d’avoir travaillé pour le bien de sa communauté. Il a laissé derrière lui plusieurs établissements commerciaux que d’autres ont opérés et qui ont insufflés une nouvelle vitalité à ce village, qui, sans sa participation, n’existerait sans doute pas de la même façon.
Son père « Sieur Julien mourut à Saint-Alexandre dans une indigence relative en décembre 1884, dans la 80e année de son âge » Histoire de Notre-Dame-des-Anges-de Stanbridge, par Isidore Desnoyers , 1885
Joseph Couture né le 2 avril 1852, avait épousé Mathilde Vien de St-Alexandre, le 15 août 1870. Il était le 11e enfant de cette famille. Très jeune il a été impliqué dans les entreprises de son père et on peut dire de lui « qu’il est tombé dedans quand il était petit ». Le 7 mars 1887, au baptême de son septième enfant, il est inscrit comme hôtelier « de cette paroisse ». Mais sa trace est disparue de notre village depuis.
Les 7 enfants Couture, issus de l’union de Joseph Couture et Mathilde Vien, tous baptisés à Notre-Dame-des-Anges-de-Stanbridge sont : Ovila, 22 octobre 1873; Mathilde Rose-Delima, le 9 juillet 1875; Graziella, le 8 octobre 1877; Alice Blanche-Évelina, le 4 avril 1879; Edgar Elphège, le 8 mars 1881; Louis Napoléon, le 16 février 1882; Henri Aldéï, le 7 mars 1887.
Si votre patronyme est celui de Couture, vous appartenez probablement à cette famille qui a changé le cours du petit hameau où Julien Couture et Marguerite Rémillard sont venus s’établir en 1860.