Au début les Wehr
Noël 1879
NOEL 1879 … À NOTRE DAME DES ANGES DE STANBRIDGE:
L’église est enfin terminée et les équipes de charpentiers, maçons, peintres récupèrent leurs outils et leurs échafaudages. Dans quelques jours Mgr. Louis Zéphyrin Moreau viendra bénir notre nouvelle église; nouveau lieu de culte pour notre grande famille catholique de la région de Stanbridge.
Ce ne fut pas de tout repos de déplacer la chapelle de Malmaison au village de Saint-Charles, pour le nouveau curé en poste : le révérend Henry Balthazard. En effet, depuis le 1er août 1878 au 11 décembre 1879, beaucoup d’événements ont marqués le projet de cette nouvelle construction.
Elle est simple et belle notre nouvelle église. Dans son pur style néo-classique, avec ses hémicycles se manifestants dans tous ses éléments architecturaux, autant intérieurs qu’extérieurs; elle a été construite d’après un « plan à la récollette agrandie », plan ayant la caractéristique d’être à la fois simple et permettant de recevoir des autels de dévotions sur ses murs de soutient latéraux. Ce type de plan permet un agrandissement intérieur, par l'enchâssement de colonnes pour supporter le toit désormais démesuré.
Ainsi, nos bâtisseurs tout en voulant perpétuer l’origine latine et celte de nos ancêtres, lui ont donné cette allure de solidité et d’ampleur dans son nouveau paysage. 120 pieds de long par 55 pieds de large pour l’église et 36 pieds d long par 26 pieds de large pour la sacristie. La voûte de l’église atteint 28 pieds de haut tandis que le plafond de la sacristie s’élève de 12 pieds. La bâtisse est en maillons de pierres brutes provenant de la terre de Jacques Duquette, près de l’ancienne chapelle de Malmaison et donnant sur le « Ridge »; seules les ouvertures et les angles au coin du portail sont en pierre taillées.
Le presbytère possède les mêmes caractéristiques de maçonnerie que l’église; les dimensions de cet édifice sont de 40 pieds de long par 36 de large, les plafonds intérieurs s’élèvent à 10 pieds pour les deux étages; un toit mansarde lui donne une allure de solidité. Une galerie couverte décore trois de ses murs extérieurs.
Le révérend H. Balthazard, nouveau prêtre de la paroisse depuis l’an dernier, est anxieux de participer aux futures cérémonies. L’église pouvant asseoir environ 600 personnes, sera sans doute bondée pour la bénédiction du 23 décembre ainsi que pour la messe de minuit le 24 au soir.
Au nouveau presbytère, on se prépare à accueillir les dignitaires et une chambre spéciale a été aménagée pour recevoir monseigneur l’évêque. Malgré quelques détails de finition encore à faire à l’intérieur de l’église, les fidèles seront éblouis par l’élévation et l’espace dans leur nouveau temple.
Dans quelques années, l’intérieur sera peint par un artiste, expert en théologie. Plusieurs ont fait des soumissions comme F.E Meloche, de Montréal et J.Thomas Rousseau, qui restaure actuellement l’église de Ste Marguerite d Blairfindie.
Comme dans toutes constructions, des embrouilles se sont glissées entre les habitants du Ridge et ceux de St-Charles. Le fait de déplacer la petite chapelle de Malmaison semble un affront pour certain et une soumission pour d’autres. Suite au décret ordonné par l’évêque du diocèse de St-Hyacinthe ( auquel nous appartenons depuis sa fondation en 1852) requérant la construction d’une nouvelle église plus grande, plus sécuritaire et plus centrée pour la majorité de ses fidèles, plusieurs concessions ont été faite pour plaire à une majorité et pas nécessairement aux fondateurs de la paroisse de 1845.
Les marguilliers, William Farrel, Alexis Daigneault, Flavien Hamel, et le tout dernier Jean-Baptiste Clouâtre, sont prêts et les dames de Ste-Anne ont décorées la nef et le transept pour la cérémonie.
Une crèche à été placée à droite près de l’autel de dévotion et la chorale s’est exercée pendant tout le mois pour rendre grâce à Dieu pour l ‘érection de ce temple qui perdurera sans doute plusieurs années. C’est l’orgue de Malmaison qui sera d’office en attendant d’avoir assez d’argent pour acheter une orgue fabriquée par les frères Casavant de St-Hyacinthe; on dit qu’elles sont excellentes.
Mme DesRivières à fait don à la paroisse de l’orgue des ornements sacerdotaux, ainsi que des vases sacrés, elle à aussi donné à la paroisse de Ste-Anne de Sabrevois, les bancs de la chapelle de Malmaison. Les DesRivières ont toujours été généreux envers la paroisse de Notre-Dame des Anges de Stanbridge, et cette dernière leur offrira une place pour les « restes » de leurs défunts dans le caveau de la nouvelle église. Ce sera la cloche de la petite chapelle de Malmaison qui sonnera pour les service religieux jusqu’à ce que la fabrique puisse en acheter une nouvelle. On dit de cette cloche qu’elle pèse 569 livres et qu’elle a été bénite par Édouard Charles Fabre chanoine titulaire de la cathédrale de Montréal; aussi, et sous toutes réserves, elle aurait été installée sur un yacht qui naviguait sur le lac Champlain et la rivière aux Brochets…Ça reste à voir…
Les prières du révérend Balthazard sont enfin exaucées, car la nouvelle église est terminée et les fidèles ont enfin le lieu de culte qu’ils désirent. Dans quelques années, la décoration sera terminée, la nouvelle orgue sera installée au jubé . Le chemin de croix, et les statues, les fenêtres doubles et la clôture autour du cimetière font partie d’autres projets à venir et qui font sourciller le révérend, lui qui ne sait pas encore que dans quelques mois il sera désigné par Monseigneur à diriger une nouvelle paroisse du diocèse .
LES DÉBUTS
UNE PAGE DE NOTRE HISTOIRE;
Lorsque nous avons publié en 1989, notre livre du centenaire, nous avions choisi de donner la
responsabilité de chacun des volets de l’histoire de notre municipalité à des personnes
impliquées, dans un domaine qui leur était familier : Municipal, Paroissial / Religieux, École /
Enseignement, sans oublier le volet des Industries, Commerces et Artisans.
responsabilité de chacun des volets de l’histoire de notre municipalité à des personnes
impliquées, dans un domaine qui leur était familier : Municipal, Paroissial / Religieux, École /
Enseignement, sans oublier le volet des Industries, Commerces et Artisans.
Ces informations, produits de plusieurs recherches et de transmissions orales, ont contribué à l’élaboration d’un bouquin intéressant dans lequel nous retrouvons l’essentiel de notre histoire.
Depuis, ce livre demeure une référence et les informations qui y sont inscrites racontent bien
les débuts et les premières années de l’existence de Notre‐Dame‐de‐Stanbridge.
Mais voici que, plus de trente ans se sont écoulés et qu’à la relecture, nous constatons,
l’absence de certains éléments qui auraient dû être soulignés afin de compléter et donner
une meilleure compréhension de cette histoire fascinante qu’est la nôtre.
Voici une page à insérer, une page qui raconte le comment et le pourquoi de l’existence de
notre village, qui consécutivement a porté les noms de : Wehr Mills, Couture, St‐Charles de
Stanbridge et finalement Notre‐Dame‐de‐Stanbridge.
Il nous faut remonter encore plus loin, lors de l’arrivée des héritiers McGill/DesRivières
et intégrer les bouleversements politiques de l’époque de l’après guerre d’Indépendance
des États‐Unis, qui amenèrent chez nous de nombreuses familles de clans, de bataillons
loyalistes recherchant un endroit sécuritaire et paisible pour s’installer à bon compte.
Sous la juridiction française, notre territoire se désignait sous le nom de Seigneurie des
Boisfrancs. Attribuée au Seigneur Daine vers 1733, cette Seigneurie fut retournée à la Couronne
quelques années après, faute de l’avoir exploitée. Après la conquête, à la fin du 18ième siècle, le
redécoupage des terres, engloba ce territoire non occupé mais reconnu des arpenteurs comme
une terre intéressante pour l’exploitation forestière et l’utilisation de l’énergie hydraulique.
DES FAMILLES LOYALISTES OBTIENNENT DES TERRES DE LA COURONNE
Le canton de Stanbridge, au début du 19ième siècle, n’était pas complètement inhabité et nous
supposons que la Couronne avait commencé à distribuer des lots qui lui étaient réservés et qui
ne faisaient pas partie de la succession McGill. (Voir carte de Stanbridge 1830‐37, division des
lots)
Nous avons toujours situé les débuts du peuplement du « township » de Stanbridge à l’arrivée
sur place de la famille DesRivières, soit vers 1830‐40. À l’époque, notre territoire excluait le
rang St‐Joseph (Macy Ridge) qui faisait partie de la Seigneurie de Sabrevois et rejoignaient les
limites ouest du territoire de Stanbridge. D’ailleurs, dès 1801, plusieurs des associés de Hugh Finlay, avaient déjà commencé à exploiter leur concession,tandis que d’autres laissaient vacants de vastes territoires, favorisant ainsi l’occupation illégale (squatters).
Selon Mme Day, une historienne du 19e siècle, les premiers colons actifs dans Stanbridge arrivèrent après 1797. (Mrs M.C .Day, « History of the Eastern Townships », 475 p., Montréal 1869)
La partie nord-ouest du canton de Stanbridge, plus tard appelée, Notre‐Dame‐des‐Anges‐de‐Stanbridge n’était, à cette époque, qu’une forêt encore vierge. Néanmoins, quelques rares colons s’y retrouvaient, ça et là, sur des lots qui selon toutes évidences, ne faisaient pas partie de la succession McGill/DesRivières.
La partie nord-ouest du canton de Stanbridge, plus tard appelée, Notre‐Dame‐des‐Anges‐de‐Stanbridge n’était, à cette époque, qu’une forêt encore vierge. Néanmoins, quelques rares colons s’y retrouvaient, ça et là, sur des lots qui selon toutes évidences, ne faisaient pas partie de la succession McGill/DesRivières.
« Un nommé Speer, Allemand, habitait, depuis 1812, sur le chemin de la Grande Ligne à la croisée du rang de la Rivière menant à la Malmaison; Christian ou Christjohn Wehr, Esq., Lieutenant‐colonel, possédait un assez vaste terrain et un moulin à scier au village appelé plus tard Saint‐Charles de Stanbridge; D'autres familles, les Speer, les Burgain, les Boomhower, les Best, les McKinney etc…étaient échelonnées par petits groupes, le long de la rivière
aux Brochets ou rang Notre‐Dame. » (Isidore Desnoyers, histoire de Notre‐Dame‐des‐Anges‐de‐Stanbridge, p.34)
aux Brochets ou rang Notre‐Dame. » (Isidore Desnoyers, histoire de Notre‐Dame‐des‐Anges‐de‐Stanbridge, p.34)
C'est sur un de ces lots de la neuvième concession du « township de Stanbridge» , attribué en partie à une famille loyaliste, réfugiée au Canada en 1784 que représentera le futur site du village de Notre‐Dame‐de‐Stanbridge.
BREF RETOUR SUR LA GUERRE D’INDÉPENDANCE
« Près de deux cents cinquante ans se sont écoulés depuis la révolution Américaine et la rupture avec
l’empire Britannique. Victorieux des français pendant la guerre de sept ans, les Impérialistes tentèrent
aussi par des efforts soutenus de contrôler les colonies américaines leur imposant des taxes qui
provoquèrent des protestations et des émeutes qu’ils durent rabrouer par la force militaire.
Bien que ce ne fussent pas tous les habitants des treize colonies qui s’opposèrent à la Grande‐Bretagne, la
lutte entre ceux‐ci et leur mère patrie fit naître deux nations : Les États‐Unis et le Canada.
Ceux qui restèrent fidèles à la couronne Britannique et qui souhaitaient continuer à demeurer dans les
colonies anglaises, furent appelés Loyalistes. Ces derniers durent quitter leurs domiciles et abandonner
leurs biens pour aller s’établir plus au Nord, dans ce qui demeurera l’Amérique du Nord Britannique; le
Canada.
Les historiens estiment que dix à quinze pour cent de la population des treize colonies s’opposèrent à la
révolution. Ces loyaux qui s’affichèrent contre cette rébellion, furent persécutés et punis par leurs
adversaires majoritaires. Pour eux, une seule solution s’imposait : s’exiler. » 1776 (Histoire des Cantons de
l’Est; par Jean‐Pierre Kesteman, résumé)
« On avance que 10 000 Loyalistes émigrèrent vers cette partie du Haut‐Canada, aujourd’hui l’Ontario et
que 25 000 autres se déplacèrent au Québec, en Nouvelle Écosse ou à l’Ile‐du‐Prince‐Édouard » Les
Seigneuries du Lac Champlain, par Philippe Fournier
3
FAMILLE WEHR : SPÉCULATEURS ET FONDATEURS DU VILLAGE DE NOTRE‐DAME‐DE‐STANBRIDGE.
CHRISTIAN WEHR sr, FIDÈLE À LA COURONNE BRITANNIQUE (1784‐1824)
Dès que l’arpentage des terres de la Couronne fut entamé, des Loyalistes expatriés au Canada, qui
s’étaient réfugiés à « Missisquoi Bay » (Phillipsburg) dans la Seigneurie de St‐Armand, suite à la guerre
d’indépendance des États‐Unis, firent plusieurs requêtes au Gouverneur afin de recevoir les terres qu’ils
occupaient, en échange de leur loyauté envers la couronne Britannique.
Un de ces loyalistes, le sieur Christian Wehr, deviendra le patriarche d’une grande famille et laissera une
descendance importante dans notre région.
Né en Allemagne en 1731, Il émigre en Amérique vers 1770, avec plusieurs de ses compatriotes fuyant les p e r s é c u t i o n s r e l i g i e u s e s q u i f o n t r a g e d a n s s o n p a y s . I l s ’ é tablit alors dans
« Près de deux cents cinquante ans se sont écoulés depuis la révolution Américaine et la rupture avec
l’empire Britannique. Victorieux des français pendant la guerre de sept ans, les Impérialistes tentèrent
aussi par des efforts soutenus de contrôler les colonies américaines leur imposant des taxes qui
provoquèrent des protestations et des émeutes qu’ils durent rabrouer par la force militaire.
Bien que ce ne fussent pas tous les habitants des treize colonies qui s’opposèrent à la Grande‐Bretagne, la
lutte entre ceux‐ci et leur mère patrie fit naître deux nations : Les États‐Unis et le Canada.
Ceux qui restèrent fidèles à la couronne Britannique et qui souhaitaient continuer à demeurer dans les
colonies anglaises, furent appelés Loyalistes. Ces derniers durent quitter leurs domiciles et abandonner
leurs biens pour aller s’établir plus au Nord, dans ce qui demeurera l’Amérique du Nord Britannique; le
Canada.
Les historiens estiment que dix à quinze pour cent de la population des treize colonies s’opposèrent à la
révolution. Ces loyaux qui s’affichèrent contre cette rébellion, furent persécutés et punis par leurs
adversaires majoritaires. Pour eux, une seule solution s’imposait : s’exiler. » 1776 (Histoire des Cantons de
l’Est; par Jean‐Pierre Kesteman, résumé)
« On avance que 10 000 Loyalistes émigrèrent vers cette partie du Haut‐Canada, aujourd’hui l’Ontario et
que 25 000 autres se déplacèrent au Québec, en Nouvelle Écosse ou à l’Ile‐du‐Prince‐Édouard » Les
Seigneuries du Lac Champlain, par Philippe Fournier
3
FAMILLE WEHR : SPÉCULATEURS ET FONDATEURS DU VILLAGE DE NOTRE‐DAME‐DE‐STANBRIDGE.
CHRISTIAN WEHR sr, FIDÈLE À LA COURONNE BRITANNIQUE (1784‐1824)
Dès que l’arpentage des terres de la Couronne fut entamé, des Loyalistes expatriés au Canada, qui
s’étaient réfugiés à « Missisquoi Bay » (Phillipsburg) dans la Seigneurie de St‐Armand, suite à la guerre
d’indépendance des États‐Unis, firent plusieurs requêtes au Gouverneur afin de recevoir les terres qu’ils
occupaient, en échange de leur loyauté envers la couronne Britannique.
Un de ces loyalistes, le sieur Christian Wehr, deviendra le patriarche d’une grande famille et laissera une
descendance importante dans notre région.
Né en Allemagne en 1731, Il émigre en Amérique vers 1770, avec plusieurs de ses compatriotes fuyant les p e r s é c u t i o n s r e l i g i e u s e s q u i f o n t r a g e d a n s s o n p a y s . I l s ’ é tablit alors dans
une des treize colonies américaines : l’État de New York ou il acquiert de son beau père, lui aussi
allemand d’origine, une ferme d’une trentaine d’acres où il s’installe avec sa famille. Lorsque la guerre
d’Indépendance éclate, Christian Wehr se joint aux Loyaux d’Angleterre pour servir sous les drapeaux.
Après la convention de Saratoga (1777), suite à la victoire des rebelles Américains, il doit s’expatrier
après avoir servi comme Lieutenant dans le 2ème Bataillon « Kings Royal Regiment of New York »
sous le commandement du lieutenant Colonel Sir John Johnson. (Histoire de Sir John, à lire dans le volume 16 de
lpa. 1S1o2c)iété Missisquoi, par Audrey Martin McCaw,
À l’automne 1784, il vint s’établir avec sa famille et plusieurs de ses compatriotes, à « Missisquoi Bay »,
dans la Seigneurie de St‐Armand et redevint fermier. Il y décédera à l’âge de 93 ans le 31 décembre 1824
et sera inhumé quelques jours plus tard dans le cimetière surplombant le village de Phillipsburg.
(Note : Le mousquet qu’il utilisa lors de la guerre d’indépendance alors qu’il était Lieutenant de milice, est conservé
au Musée Missisquoi, d’ailleurs nous retrouvons aussi à cet endroit, plusieurs informations au sujet de ces Loyalistes
restés fidèles au Roi d’Angleterre qui ont développés notre région. « United Empire Loyalists »)
Mais tout au long des difficultés vécues à « Missisquoi Bay », Christian Wehr sera signataire de
plusieurs pétitions et requêtes adressées au Gouverneur de l’époque dans le but d’obtenir pour lui, sa
famille et ses compatriotes, des terres à cultiver, pour y vivre et mettre à profits l’ expertise acquise en
territoire d’Amérique. Sa réputation était celle d’un homme instruit; « Son imposante signature apparait
d’ailleurs sur plusieurs documents de l’époque ou il signe en faveur de ses confrères d’armes, de
nombreuses requêtes pour l’obtention de concessions dans les nouveaux Townships. »
Vers la fin des hostilités, l’Angleterre ou du moins son représentant, le gouverneur Haldiman, voulait
envoyer ces loyalistes en Ontario, au Nouveau Brunswick ou à l’île‐du‐Prince‐Édouard. Mais ce groupe de
loyaux qui avaient passé souvent par les terres de la Baie, et de Stanbridge, nouvellement concédées,
avaient vu que ces terres étaient fertiles, que le défrichage était commencé et qu’ils seraient à proximité
des marchés de St‐Jean, donc plus facile pour eux d’y vendre leurs produits. Ils ont décidé de s’y installer.
Le gouvernement les a menacé de brûler leurs maisons mais rien ne les dissuadait. Ils n’avaient aucune
intention de s’isoler à Kingston (Cataraqui ) qu’ils trouvaient trop loin de leurs anciennes demeures.
4
Beaucoup de pétitions furent envoyées aux responsables du gouvernement; beaucoup furent signées et
écrites par Christian Wehr sr pour lui et ses compagnons.
Sa confiance et son entêtement lui donneront finalement raison des politiques Britanniques et il finira par
obtenir en 1815, une concession pour sa famille à l’endroit souhaité. Ce terrain (lot 19 de la 9ième
concession) de dix arpents situé au Nord de la Rivière aux Brochets, entre deux ruisseaux (Morpion et
Charron), permettra l’établissement et le développement d’un centre artisanal aux abords de cette
rivière dont le parcourt sillonne presque tout le canton de Stanbridge et dont le relief se prête très bien à
l’utilisation de l’énergie hydraulique à des fins « industrielles ». Ce lieu, appelé à l’époque Wehr Mills,
deviendra en 1889, village de Notre‐Dame‐de‐Stanbridge.
CHRISTIAN WEHR jr: DEUXIÈME GÉNÉRATION, ÉTABLISSEMENT EN 1815 SUR LE LOT 19 DU NEUVIÈME
RANG DU TOWNSHIP DE STANBRIDGE.
Né en 1770, dans l’état de New York, il suivra ses parents à « Missisquoi Bay » lors de leur exil en 1784, à
la fin de la guerre d’Indépendance.
« C’est vers 1815 que Christian Wehr jr devint propriétaire d’un vaste terrain situé au Nord de la rivière
aux Brochets, entre le Morpion Creek à l’Ouest et un autre Creek au ruisseau à l’Est, l’espace d’environ 10
arpents, sur la profondeur des terres. Primitivement cet endroit fut appelé Place Wehr et plus d’un demi
siècle après, Place Gauvin du nom du Sieur Louis‐Charles » Extrait des notes de l’abbé Isidore Desnoyers, Histoire de
Notre‐dame‐de‐Stanbridge.
Ce lot du township de Stanbridge, était un des lots réservés à la Couronne. (Voir carte du Canton de Stanbridge
1830). Les Wehr obtinrent cette concession en remerciement pour services rendus envers la couronne
Britannique. Ironiquement, bien que Christian Wehr sr apposa sa signature sur les requêtes et pétitions destinées au gouverneur,
il profita peu de son vivant des concessions « land Grant » que sa famille reçut sauf à savoir que sa descendance en aurait le bénéfice.
« Là est un magnifique pouvoir d’eau, lequel à été exploité de temps immémorial. La tradition nous
apprend, que vers l’année 1820, Christian Wehr (jr), Écuyer, Lieutenant‐Colonel de milice, propriétaire du
terrain, y bâtit en bois le premier moulin à scies, au Nord de la rivière, presqu’en face du presbytère
actuel. Quelques années plus tard, vers 1825, Sieur Wehr construisit semblable édifice, du côté Sud, visà‐
vis le premier et destiné au même usage. » Extrait des notes de l’abbé Isidore Desnoyers, Histoire de Notre‐Dame‐des
Anges‐de‐Stanbridge
L’importance de l’exploitation des moulins, à cette époque (1815‐1820), relevait du fait que l’armée
Britannique avait besoin de bois pour la construction des navires et que la rivière aux Brochets se
déversant dans le Lac Champlain était un axe favorable pour transiter cette marchandise à partir de ses
ports de Pike River et de Phillipsburg, en direction des chantiers Américains et Canadiens. De plus, le
répertoire des essences de bois, effectué lors de l’arpentage du territoire démontrait que l’exploitation de
moulins à scier serait un apport plus qu’intéressant pour le développement de la région. Les Wehr avaient
sûrement noté ces indications lors de leurs passages dans la région et ont profité de l’occasion pour
établir à cet endroit, barrage et moulins, amenant ainsi des travailleurs qui s’y installèrent à résidence.
5
LA TERRE DU MACY RIDGE
« Le 19 décembre 1820, Christian jr. devint propriétaire d’un terrain désigné sous le lot 12 dans le
huitième rang de la Seigneurie de Sabrevois, terrain d’environ 187 acres (aujourd’hui rang St‐Joseph de la
municipalité de Notre‐Dame‐de‐Stanbridge). Dans cette vente, l’avocat Edme Henry représentait le
propriétaire qui n’était nul autre que le Général des armées de sa Majesté et résidant en Angleterre :
Napier Christie Burton. ((Cette partie du territoire sera annexée au canton de Stanbridge lors de la constitution de la
municipalité Notre‐Dame‐des‐Anges de Stanbridge en 1846)
Sur cette terre, mesurée en novembre 1820 par l’arpenteur de l’époque : Seth Warner » Christian Wehr jr
repris son travail de fermier (puisqu’il avait lui aussi pris les armes lors de la guerre de 1812). Avec son
épouse Catherine Best, ils y élevèrent une nombreuse famille. Extrait des notes de Lorraine Gosselin, descendante
7ième génération de Christian Wehr sr.
Christian Wehr sr et Gertrud Haven son épouse, n’ont eu qu’un seul fils, tandis que Christian jr et son
épouse Catherine Best ont eu deux fils et onze filles. Il va sans dire que la majorité des descendants de ces
pionniers ont vécus dans les Cantons de l’Est, et nous retrouvons encore de nos jours des noms reliés a
cette nombreuse famille. (Voir généalogie famille Wehr)
« En 1843, devant le notaire Demers de Stanbridge, Christian Wehr jr. ancien colonel de milice et résidant
dans le township de Stanbridge et son épouse Catherine Best, désirant favoriser leur fils John Peter pour
le récompenser des services qu’il leur a rendus, lui font donation entre vif, pure, simple et irrévocable de
la terre de 187 acres du Macy Ridge.
John Peter avait épousé Margaret Farrel née en Irlande en 1814 et décédée en 1892. Les Farrel, une
famille d’Irlandais, étaient les voisins des Wehr dans le Macy Ridge. » Extrait des notes de Lorraine Gosselin,
descendante de Christian Wehr, 7ième génération
Les chantiers maritimes, malgré la fin de la guerre avec les États‐Unis (1814) et malgré la paix instaurée
sur le lac Champlain, s’ouvrirent à d’autres opportunités telles : le transport de fret et les échanges
commerciaux entre les deux pays. Ces échanges permirent aux Wehr d’exploiter leur commerce de bois
jusque durant les années 1850.
Christian Wehr jr. mourut le 8 juillet 1843 à l’âge de 73 ans, il avait légué ses biens du lot 19 du canton de
Stanbridge à ses deux fils; la scierie du Nord devint la propriété de George Augustus le cadet, tandis que
celle du Sud échut à John Peter l’aîné. À cette époque, seulement une dizaine d’habitations existaient
sur le lot 19. Un cimetière improvisé près du barrage et des moulins, indiqua pendant plusieurs années
les sépultures de Christian Wehr jr. de John Peter et George Augustus, ses deux fils. Étant tous les trois
de confession protestante, leur décès est rapporté dans les registres de l’église Anglicane de Philipsburg.
En 1920, un des fils de John Peter Wehr, qui lui aussi avait cultivé la ferme du Macy Ridge, vint s’installer
au village près du lieu où ses pères avaient exploité leurs moulins à scies. C’est dans la petite maison
rouge au toit mansardé que Charles Christian Wehr, fils de John Peter, le troisième du nom, vint
terminer ses jours. Sa mère étant Irlandaise catholique, nous retrouvons les sépultures de cette famille
dans notre cimetière.
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GÉNÉALOGIE :
Deuxième génération
ENFANTS DE CHRISTIAN WEHR ET CATHERINE BEST :
1‐Elisabeth Wehr épouse de Isaac Brill, 2‐ Catherine Wehr épouse de John Bockus, 3‐Gertrude Wehr épouse de Daniel G. Baldwin,
4‐John Peter Wehr époux de Margaret Farrel, 5‐Hannah Maria Wehr épouse de Peter A.Sager, 6‐ Charlotte Augusta Mathilda Wehr
épouse de John Steinhour, 7‐George Augustus Frederick Wehr époux de Mary Catherine deal, 8‐Eliza Amanda Wehr épouse de
Ezekiel Hatch,
Troisième génération :
ENFANTS DE JOHN PETER ET MARGARET FARREL :
1‐Charles Christian époux de Mary Ann Scahill, 2‐ James Henry ,3‐Catherine Adeline épouse de William Hannigan, 4‐Mary Mandy
épouse de Benjamin Labonté, 5‐Margaret Adeline, 6‐ Dorothy Ann (Dolly Ann) épouse de John Donnelly, 7‐ Jane Elizabeth, 8‐ Emma
Caroline épouse de Louis Napoléon Sénésac
Quatrième génération :
ENFANTS DE CHARLES CHRISTIAN WEHR ET MARY ANN SCAHILL :
1‐Margaret Elizabeth Maggie) épouse de Albert Sheridan, 2‐ John Henry (Jack) époux de Hattie Fizell,3‐ Caroline (Carrie) épouse de
Paul‐Émile Gosselin, 4‐ Julia Ann , 5‐ Mary Ann Bedelia( May), 6‐Ellen Honora ( Nellie) ( religieuse) 7‐ Charles Roderick époux de
Berthe Dussault, 8‐ Bertha Amanda ( religieuse) 9‐ Isabel Catherine
Cinquième génération : (lien Wehr/Gosselin)
ENFANTS de Caroline Wehr et Paul‐Émile Gosselin
1‐Marguerite Gosselin epouse de René Larivière, 2‐ Francois Gosselin époux de Solange Martin, 3‐ Berthe Gosselin épouse de
Stanley James, 4‐ Lucy Gosselin (célibataire), 5‐Madeleine Gosselin épouse de Narcisse Dussault
BIBLIOGRAPHIE : ‐Histoire des cantons de l’Est par Jean‐Pierre Kesteman, Peter Southam, Diane St‐Pierre
2ième partie 1783‐1840, ch.#3 Les débuts du peuplement
‐Les Seigneuries du Lac Champlain, 1609‐1854 par Philippe Fournier
Les loyalistes et l’ouverture des cantons de l’Est p. 165 et suivantes
‐Histoire de Notre Dame des Anges de Stanbridge, par l’abbé Isidore Desnoyers
Ch. 4.2 l’industrie au village de Notre Dame de Stanbridge pp. 164‐165
‐History of the Eastern Townships; Mrs M.C. Day, 475 p. Montréal 1869
‐Notes historiques de Lorraine Gosselin, descendante 7ième génération de C.Wehr sr
‐Généalogie Famille Wehr, les premières générations au Canada,
‐Album du centenaire de Notre‐Dame‐de‐Stanbridge, 1989
‐Christian Wehr, Portrait of a pioneer, by Audrey Martin McCaw, The Townships Sun, february 1977, p.26‐27
allemand d’origine, une ferme d’une trentaine d’acres où il s’installe avec sa famille. Lorsque la guerre
d’Indépendance éclate, Christian Wehr se joint aux Loyaux d’Angleterre pour servir sous les drapeaux.
Après la convention de Saratoga (1777), suite à la victoire des rebelles Américains, il doit s’expatrier
après avoir servi comme Lieutenant dans le 2ème Bataillon « Kings Royal Regiment of New York »
sous le commandement du lieutenant Colonel Sir John Johnson. (Histoire de Sir John, à lire dans le volume 16 de
lpa. 1S1o2c)iété Missisquoi, par Audrey Martin McCaw,
À l’automne 1784, il vint s’établir avec sa famille et plusieurs de ses compatriotes, à « Missisquoi Bay »,
dans la Seigneurie de St‐Armand et redevint fermier. Il y décédera à l’âge de 93 ans le 31 décembre 1824
et sera inhumé quelques jours plus tard dans le cimetière surplombant le village de Phillipsburg.
(Note : Le mousquet qu’il utilisa lors de la guerre d’indépendance alors qu’il était Lieutenant de milice, est conservé
au Musée Missisquoi, d’ailleurs nous retrouvons aussi à cet endroit, plusieurs informations au sujet de ces Loyalistes
restés fidèles au Roi d’Angleterre qui ont développés notre région. « United Empire Loyalists »)
Mais tout au long des difficultés vécues à « Missisquoi Bay », Christian Wehr sera signataire de
plusieurs pétitions et requêtes adressées au Gouverneur de l’époque dans le but d’obtenir pour lui, sa
famille et ses compatriotes, des terres à cultiver, pour y vivre et mettre à profits l’ expertise acquise en
territoire d’Amérique. Sa réputation était celle d’un homme instruit; « Son imposante signature apparait
d’ailleurs sur plusieurs documents de l’époque ou il signe en faveur de ses confrères d’armes, de
nombreuses requêtes pour l’obtention de concessions dans les nouveaux Townships. »
Vers la fin des hostilités, l’Angleterre ou du moins son représentant, le gouverneur Haldiman, voulait
envoyer ces loyalistes en Ontario, au Nouveau Brunswick ou à l’île‐du‐Prince‐Édouard. Mais ce groupe de
loyaux qui avaient passé souvent par les terres de la Baie, et de Stanbridge, nouvellement concédées,
avaient vu que ces terres étaient fertiles, que le défrichage était commencé et qu’ils seraient à proximité
des marchés de St‐Jean, donc plus facile pour eux d’y vendre leurs produits. Ils ont décidé de s’y installer.
Le gouvernement les a menacé de brûler leurs maisons mais rien ne les dissuadait. Ils n’avaient aucune
intention de s’isoler à Kingston (Cataraqui ) qu’ils trouvaient trop loin de leurs anciennes demeures.
4
Beaucoup de pétitions furent envoyées aux responsables du gouvernement; beaucoup furent signées et
écrites par Christian Wehr sr pour lui et ses compagnons.
Sa confiance et son entêtement lui donneront finalement raison des politiques Britanniques et il finira par
obtenir en 1815, une concession pour sa famille à l’endroit souhaité. Ce terrain (lot 19 de la 9ième
concession) de dix arpents situé au Nord de la Rivière aux Brochets, entre deux ruisseaux (Morpion et
Charron), permettra l’établissement et le développement d’un centre artisanal aux abords de cette
rivière dont le parcourt sillonne presque tout le canton de Stanbridge et dont le relief se prête très bien à
l’utilisation de l’énergie hydraulique à des fins « industrielles ». Ce lieu, appelé à l’époque Wehr Mills,
deviendra en 1889, village de Notre‐Dame‐de‐Stanbridge.
CHRISTIAN WEHR jr: DEUXIÈME GÉNÉRATION, ÉTABLISSEMENT EN 1815 SUR LE LOT 19 DU NEUVIÈME
RANG DU TOWNSHIP DE STANBRIDGE.
Né en 1770, dans l’état de New York, il suivra ses parents à « Missisquoi Bay » lors de leur exil en 1784, à
la fin de la guerre d’Indépendance.
« C’est vers 1815 que Christian Wehr jr devint propriétaire d’un vaste terrain situé au Nord de la rivière
aux Brochets, entre le Morpion Creek à l’Ouest et un autre Creek au ruisseau à l’Est, l’espace d’environ 10
arpents, sur la profondeur des terres. Primitivement cet endroit fut appelé Place Wehr et plus d’un demi
siècle après, Place Gauvin du nom du Sieur Louis‐Charles » Extrait des notes de l’abbé Isidore Desnoyers, Histoire de
Notre‐dame‐de‐Stanbridge.
Ce lot du township de Stanbridge, était un des lots réservés à la Couronne. (Voir carte du Canton de Stanbridge
1830). Les Wehr obtinrent cette concession en remerciement pour services rendus envers la couronne
Britannique. Ironiquement, bien que Christian Wehr sr apposa sa signature sur les requêtes et pétitions destinées au gouverneur,
il profita peu de son vivant des concessions « land Grant » que sa famille reçut sauf à savoir que sa descendance en aurait le bénéfice.
« Là est un magnifique pouvoir d’eau, lequel à été exploité de temps immémorial. La tradition nous
apprend, que vers l’année 1820, Christian Wehr (jr), Écuyer, Lieutenant‐Colonel de milice, propriétaire du
terrain, y bâtit en bois le premier moulin à scies, au Nord de la rivière, presqu’en face du presbytère
actuel. Quelques années plus tard, vers 1825, Sieur Wehr construisit semblable édifice, du côté Sud, visà‐
vis le premier et destiné au même usage. » Extrait des notes de l’abbé Isidore Desnoyers, Histoire de Notre‐Dame‐des
Anges‐de‐Stanbridge
L’importance de l’exploitation des moulins, à cette époque (1815‐1820), relevait du fait que l’armée
Britannique avait besoin de bois pour la construction des navires et que la rivière aux Brochets se
déversant dans le Lac Champlain était un axe favorable pour transiter cette marchandise à partir de ses
ports de Pike River et de Phillipsburg, en direction des chantiers Américains et Canadiens. De plus, le
répertoire des essences de bois, effectué lors de l’arpentage du territoire démontrait que l’exploitation de
moulins à scier serait un apport plus qu’intéressant pour le développement de la région. Les Wehr avaient
sûrement noté ces indications lors de leurs passages dans la région et ont profité de l’occasion pour
établir à cet endroit, barrage et moulins, amenant ainsi des travailleurs qui s’y installèrent à résidence.
5
LA TERRE DU MACY RIDGE
« Le 19 décembre 1820, Christian jr. devint propriétaire d’un terrain désigné sous le lot 12 dans le
huitième rang de la Seigneurie de Sabrevois, terrain d’environ 187 acres (aujourd’hui rang St‐Joseph de la
municipalité de Notre‐Dame‐de‐Stanbridge). Dans cette vente, l’avocat Edme Henry représentait le
propriétaire qui n’était nul autre que le Général des armées de sa Majesté et résidant en Angleterre :
Napier Christie Burton. ((Cette partie du territoire sera annexée au canton de Stanbridge lors de la constitution de la
municipalité Notre‐Dame‐des‐Anges de Stanbridge en 1846)
Sur cette terre, mesurée en novembre 1820 par l’arpenteur de l’époque : Seth Warner » Christian Wehr jr
repris son travail de fermier (puisqu’il avait lui aussi pris les armes lors de la guerre de 1812). Avec son
épouse Catherine Best, ils y élevèrent une nombreuse famille. Extrait des notes de Lorraine Gosselin, descendante
7ième génération de Christian Wehr sr.
Christian Wehr sr et Gertrud Haven son épouse, n’ont eu qu’un seul fils, tandis que Christian jr et son
épouse Catherine Best ont eu deux fils et onze filles. Il va sans dire que la majorité des descendants de ces
pionniers ont vécus dans les Cantons de l’Est, et nous retrouvons encore de nos jours des noms reliés a
cette nombreuse famille. (Voir généalogie famille Wehr)
« En 1843, devant le notaire Demers de Stanbridge, Christian Wehr jr. ancien colonel de milice et résidant
dans le township de Stanbridge et son épouse Catherine Best, désirant favoriser leur fils John Peter pour
le récompenser des services qu’il leur a rendus, lui font donation entre vif, pure, simple et irrévocable de
la terre de 187 acres du Macy Ridge.
John Peter avait épousé Margaret Farrel née en Irlande en 1814 et décédée en 1892. Les Farrel, une
famille d’Irlandais, étaient les voisins des Wehr dans le Macy Ridge. » Extrait des notes de Lorraine Gosselin,
descendante de Christian Wehr, 7ième génération
Les chantiers maritimes, malgré la fin de la guerre avec les États‐Unis (1814) et malgré la paix instaurée
sur le lac Champlain, s’ouvrirent à d’autres opportunités telles : le transport de fret et les échanges
commerciaux entre les deux pays. Ces échanges permirent aux Wehr d’exploiter leur commerce de bois
jusque durant les années 1850.
Christian Wehr jr. mourut le 8 juillet 1843 à l’âge de 73 ans, il avait légué ses biens du lot 19 du canton de
Stanbridge à ses deux fils; la scierie du Nord devint la propriété de George Augustus le cadet, tandis que
celle du Sud échut à John Peter l’aîné. À cette époque, seulement une dizaine d’habitations existaient
sur le lot 19. Un cimetière improvisé près du barrage et des moulins, indiqua pendant plusieurs années
les sépultures de Christian Wehr jr. de John Peter et George Augustus, ses deux fils. Étant tous les trois
de confession protestante, leur décès est rapporté dans les registres de l’église Anglicane de Philipsburg.
En 1920, un des fils de John Peter Wehr, qui lui aussi avait cultivé la ferme du Macy Ridge, vint s’installer
au village près du lieu où ses pères avaient exploité leurs moulins à scies. C’est dans la petite maison
rouge au toit mansardé que Charles Christian Wehr, fils de John Peter, le troisième du nom, vint
terminer ses jours. Sa mère étant Irlandaise catholique, nous retrouvons les sépultures de cette famille
dans notre cimetière.
6
GÉNÉALOGIE :
Deuxième génération
ENFANTS DE CHRISTIAN WEHR ET CATHERINE BEST :
1‐Elisabeth Wehr épouse de Isaac Brill, 2‐ Catherine Wehr épouse de John Bockus, 3‐Gertrude Wehr épouse de Daniel G. Baldwin,
4‐John Peter Wehr époux de Margaret Farrel, 5‐Hannah Maria Wehr épouse de Peter A.Sager, 6‐ Charlotte Augusta Mathilda Wehr
épouse de John Steinhour, 7‐George Augustus Frederick Wehr époux de Mary Catherine deal, 8‐Eliza Amanda Wehr épouse de
Ezekiel Hatch,
Troisième génération :
ENFANTS DE JOHN PETER ET MARGARET FARREL :
1‐Charles Christian époux de Mary Ann Scahill, 2‐ James Henry ,3‐Catherine Adeline épouse de William Hannigan, 4‐Mary Mandy
épouse de Benjamin Labonté, 5‐Margaret Adeline, 6‐ Dorothy Ann (Dolly Ann) épouse de John Donnelly, 7‐ Jane Elizabeth, 8‐ Emma
Caroline épouse de Louis Napoléon Sénésac
Quatrième génération :
ENFANTS DE CHARLES CHRISTIAN WEHR ET MARY ANN SCAHILL :
1‐Margaret Elizabeth Maggie) épouse de Albert Sheridan, 2‐ John Henry (Jack) époux de Hattie Fizell,3‐ Caroline (Carrie) épouse de
Paul‐Émile Gosselin, 4‐ Julia Ann , 5‐ Mary Ann Bedelia( May), 6‐Ellen Honora ( Nellie) ( religieuse) 7‐ Charles Roderick époux de
Berthe Dussault, 8‐ Bertha Amanda ( religieuse) 9‐ Isabel Catherine
Cinquième génération : (lien Wehr/Gosselin)
ENFANTS de Caroline Wehr et Paul‐Émile Gosselin
1‐Marguerite Gosselin epouse de René Larivière, 2‐ Francois Gosselin époux de Solange Martin, 3‐ Berthe Gosselin épouse de
Stanley James, 4‐ Lucy Gosselin (célibataire), 5‐Madeleine Gosselin épouse de Narcisse Dussault
BIBLIOGRAPHIE : ‐Histoire des cantons de l’Est par Jean‐Pierre Kesteman, Peter Southam, Diane St‐Pierre
2ième partie 1783‐1840, ch.#3 Les débuts du peuplement
‐Les Seigneuries du Lac Champlain, 1609‐1854 par Philippe Fournier
Les loyalistes et l’ouverture des cantons de l’Est p. 165 et suivantes
‐Histoire de Notre Dame des Anges de Stanbridge, par l’abbé Isidore Desnoyers
Ch. 4.2 l’industrie au village de Notre Dame de Stanbridge pp. 164‐165
‐History of the Eastern Townships; Mrs M.C. Day, 475 p. Montréal 1869
‐Notes historiques de Lorraine Gosselin, descendante 7ième génération de C.Wehr sr
‐Généalogie Famille Wehr, les premières générations au Canada,
‐Album du centenaire de Notre‐Dame‐de‐Stanbridge, 1989
‐Christian Wehr, Portrait of a pioneer, by Audrey Martin McCaw, The Townships Sun, february 1977, p.26‐27